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MessagePosté : 13 févr. 2015 12:02 
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Enregistré le : 19 mai 2005 19:47
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Résumons-nous !

Dans ce jeu du cluedo, nous avions, jusqu’à présent :

- Guillaume Seznec, à Houdan, avec le cricq
- Louis Quéméneur, à Plourivo, avec le révolver
- L’inspecteur Bonny, au café Le Tambour, avec (cela va de soit) la matraque
- Chevance, au Puits Gallo, avec le couteau (il lui a coupé la tête)
- Risque-tout, à Sion-les-mines, avec la corde (pourquoi pas ?)
- Les Quémin père et fils, à Lormaye avec ? (le poison peut-être)

Nous pouvons maintenant y ajouter :

- Marie-Jeanne Seznec, dans la cuisine, avec … la poêle à frire

Bon, c’est à qui de jouer ?


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MessagePosté : 13 févr. 2015 12:30 
yargumo a écrit :
Citation :
Nous ne sommes pas dans un "scénario possible" mais dans la révélation d'un secret de famille. Avec preuves à l'appui. Nuance !!!

Bonjour,
Si, c'est bien une hypothèse... de plus.
Hors le fait qu'il semble bien que toute la famille fût au courant du témoignage de Petit-Guillaume, je ne pense pas qu'il existe de preuves; la bande magnétique réapparaitra peut-être un jour.... mais serait-elle recevable?
J'ai cru comprendre que ce n'est pas le propos de Denis Langlois, il n'est pas prêt à se battre pour imposer cette vérité fondée sur ce témoignage. Pour lui la révélation du secret nous rappelle, une fois de plus, que décidemment, nous ne savons rien des circonstances du meurtre/assassinat et que peut-être la justice ne le saura jamais.
Denis Langlois est convaincu de la participation de Seznec aux faux.

Cette nouvelle hypothèse est assez séduisante. Il y a bien des éléments à juxtaposer; le retour de Quéméneur en toute discrétion en train jusqu'à Morlaix, le retour de Seznec le dimanche après-midi ou plus tard dans la nuit. Mais cette situation pourrait expliquer la fébrilité et l'agitation des Seznec pendant un mois entier; l'improvisation, une fuite en avant dans la confection des faux, par exemple: ce mélange d'amateurisme et de volontarisme.
Plusieurs allusions postérieurement du couple semblent faire écho à ce scénario......

Il y a quelques jours je demandais pourquoi un Seznec coupable des faux et de seulement 'que' des faux aurait pris le risque de la guillotine sans cracher le morceau? Il est évident que l'implication de son épouse peut constituer une réponse.


Bonjour Yargumo...
Parce que vous pensez que Me Denis Langlois n'a pas, d'une part gardé l'enregistrement de Petit-Guillaume, et d'autre part décrypté mot à mot cet enregistrement ???
Ce qui est l'enfance de l'art, que l'on soit avocat ou journaliste. Si l'on est obligé, un jour ou l'autre, de devoir prouver ses sources devant la justice.
Un secret de famille n'est pas une hypothèse.
Bien sûr, que Me Langlois, reste prudent. Et on le comprend. Mais cela ne l'empêche pas de demander haut et fort une révision basée sur le doute au procureur général de Rennes.
Pour établir une comparaison, la piste de Lormaye sur laquelle j'ai travaillé - et que Bernez Rouz a enfoncé de son dédain hier soir - était une des hypothèses. J'ai pu prouver qu'elle faisait partie des nombreuses pistes de diversion. J'ai eu l'honnêteté de le dire et de l'écrire. Même si l'honnêteté n'appelle pas toujours le respect...


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MessagePosté : 13 févr. 2015 12:37 
@Yargumo
J'ai cru comprendre que Denis Seznec qui avait déposé une quinzième demande en révision mi-décembre, venait de l'annuler le 24 janvier.
Sur la base d'une simple hypothèse ????


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MessagePosté : 13 févr. 2015 12:59 
Jean-Pierre a écrit :
Résumons-nous !

Dans ce jeu du cluedo, nous avions, jusqu’à présent :

- Guillaume Seznec, à Houdan, avec le cricq
- Louis Quéméneur, à Plourivo, avec le révolver
- L’inspecteur Bonny, au café Le Tambour, avec (cela va de soit) la matraque
- Chevance, au Puits Gallo, avec le couteau (il lui a coupé la tête)
- Risque-tout, à Sion-les-mines, avec la corde (pourquoi pas ?)
- Les Quémin père et fils, à Lormaye avec ? (le poison peut-être)

Nous pouvons maintenant y ajouter :

- Marie-Jeanne Seznec, dans la cuisine, avec … la poêle à frire

Bon, c’est à qui de jouer ?


Vous avez lu le livre de Maître Denis Langlois ?
Se moquer, c'est facile, et à la portée de toutes les cours de récré des écoles primaires...
Mais ce qui est moins facile et surtout beaucoup moins élégant c'est de parler de ce qu'on ne connaît pas : en l'occurrence ici de la piste de Lormaye et du secret de famille.
Petit rappel : Marie-Jeanne Seznec n'était pas dans la cuisine mais dans la salle à manger. Toute la description est en page 211, ne vous en privez pas !


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MessagePosté : 13 févr. 2015 13:07 
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Citation :
Un secret de famille n'est pas une hypothèse.

Nous ne savons pas les conditions dans lesquelles Bernard Le Her a obtenu le témoignage de son oncle. Quel était l'état d'esprit de ce dernier à ce moment? Nous savons les dissensions entre les fils et leur sœur, perduraient-elle depuis les années 50? Peut-être que Petit-Guillaume n'était pas dupe de la manœuvre de son neveu et a ajouté, au moment du dépôt d'une énième demande de révision, à la confusion avec une nouvelle piste (certes, il l'avait déjà exposée semble t-il) comme Seznec avec le journaliste du Parisien Libéré sur son lit d'agonie.., à l'instant où Bal s'apprête à déposer la sienne.
Ne croyez pas qu'à priori je rejette cette hypothèse, car c'est bien ainsi que Denis Langlois présente 'le secret', bien au contraire.
Nous pouvons examiner sous ce nouvel éclairage l'activité de Marie-Jeanne lors des campagnes de 1926 et 1928.
Citation :
Mais cela ne l'empêche pas de demander haut et fort une révision basée sur le doute au procureur général de Rennes.

Denis Langlois n'est pas en mesure de demander quoi que ce soit, il n'est l'avocat de personne. Il a juste envoyé son livre et une longue lettre au procureur de Rennes qui, elle, peut initier cette demande, c'est ce qu'il nous a dit hier soir.


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MessagePosté : 13 févr. 2015 13:32 
Les dissensions de la famille (je l'avais écrit sur mon blog et je l'ai écrit ici aussi) persistent depuis le début.
- c'est Marie-Jeanne vs sa belle-mère Marie-Anne Colin/Seznec,
- c'est Guillaume Seznec vs son gendre François Le Her,
- ce sont Petit-Guillaume et Albert vs Jeanne (révision Bal),
- c'est Denis Le Her vs Bernard Le Her.

"Nous ne savons pas les conditions dans lesquelles Bernard Le Her a obtenu le témoignage de son oncle." nous écrivez-vous Yargumo.
Pourtant, c'est écrit noir sur blanc dans l'ouvrage paru hier. C'est Bernard Le Her qui vient voir Me Langlois (en page 211) :
"Je sais par mon oncle Petit-Guillaume que Pierre Quémeneur est mort accidentellement dans la scierie de Morlaix. Mes grands-parents ont dissimulé le cadavre et fait les faux en écriture."
Me Langlois est sonné devant une telle révélation. Et comme il demande à Bernard s'il n'agit pas par jalousie vis-à-vis de son frère, ce dernier répond : "Je veux que le procès de mon grand-père soit révisé, mais sur des bases exactes et non sur des mensonges."
Et c'est Bernard qui a l'idée d'enregistrer son oncle à son insu lors d'une conversation quelconque.
Petit-Guillaume, prudent, lui dit quand même (page 216) :
"Faut pas dire ça à ma soeur Jeanne, à ta mère. Bon sang ! Si tu lui dis ça, elle va encore en faire une tartine. Elle va me dire que je suis un menteur. Je ne l'aurais jamais dit non plus à Denis, il est bon garçon ; mais tu sais, moi j'ai toujours peur, tu comprends, qu'il ressemble un peu à son père, qu'il aime... Son père, ce qu'il aimait, c'était avoir sa photo dans les journaux et puis un tas de trucs, tu sais..."
Tout ce ton laisse à penser que cela a pu se dérouler autour d'un apéro, non ?
Pour le procureur de Rennes, je me suis peut-être mal exprimée : en fait Me Langlois en appelle au procureur de Rennes, Madame Véronique Malbec, pour que révision soit faite au nom du doute.


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MessagePosté : 13 févr. 2015 15:58 
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Le témoignage de Petit-Guillaume rapporté par Bernard Le Her et recueilli par Denis Langlois en 1978 peut-il être l'élément nouveau d'une nouvelle demande de révision?
Peut-être dans l'absolu, en apportant un autre coupable du meurtre, le condamné devient forcément innocent de ce meurtre.

La situation serait inédite. Elle indiquerait que les derniers demandeurs ont caché sciemment cet élément aux précédentes commissions préférant s'égarer dans une surenchère aussi imaginative que suicidaire.
Il est vrai que la loi a changé. Auparavant il fallait apporter un élément nouveau de nature à prouver l'innocence du condamné, ce qui obligeait les défenseurs a être 'jusqu'au boutiste', ce n'est plus le cas aujourd'hui où, seul, le doute suffit, ce qui devrait inciter les défenseurs à plus de raison.

Cette hypothèse viendrait seulement, en s'ajoutant à d'autres hypothèses, rappeler que la culpabilité pour meurtre de Guillaume Seznec n'a pas été établie, ni en 1924, ni depuis et qu'il convient, dans le doute de le décharger de ce fardeau..., point barre.

Il ne s'agirait pas de faire le procès de Marie-Jeanne, l'action de la justice est éteinte, (de toutes façons son implication sur ce seul témoignage serait grotesque judiciairement) , ni d'apprécier la peine encourue à l'époque par son mari, Guillaume, pour par exemple, recel de cadavre, dissimulation ou entrave à la recherche de la vérité et pourquoi pas, dans l'absurde, le dispenser par différentiel, des vingt-cinq ans effectués les quelques années qu'il aurait, finalement, méritées en le condamnant à 'x' années et en réparant 'x' autres années injustement effectuées.

Denis Langlois, si j'ai bien tout compris, s'inscrit dans une démarche apaisée, la paix des braves, une sortie honorable pour tout le monde dans cette affaire. Ne nous leurrons pas, elle est inacceptable pour tous ceux qui préfèrent jouer "à qui perd gagne", ceux, qu'une demi-victoire n'est même pas envisageable..., du moins pour le moment.

Reste l'énigme. Nous voilà avec une hypothèse de plus, voir beaucoup d'autres si l'on considère qu'un retour de Quéméneur en Bretagne est crédible. S'il l'est pour cette piste pourquoi pas pour d'autres...

'Nous ne saurons jamais': Je déteste cette affirmation, en attendant que ceux qui savent nous disent, il faudra bien se faire à cette idée.
La justice, nous dit Denis Langlois ne doit pas avoir honte de la faire sienne. Ne pas savoir, douter doit conduire à l'acquittement au procès, à la révision plus tard.


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MessagePosté : 13 févr. 2015 20:51 
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Je rectifie : c'est dans la salle à manger (et non dans la cuisine) et ce n'est pas, bien sûr, avec la poêle à frire mais avec le chandelier.

Je le reconnais, je n'ai pas (encore) lu le livre de Denis Langlois. Mais depuis hier nous en apprenons, bribe par bribe, les données essentielles. Je l'avoue également, de la piste de Lormaye je n'en sais que ce que j'ai lu sur le blog de Madame Langellier. Mais toutes ces hypothèses, que j'ai énumérées (et je ne les ai pas inventées) ont toutes le même défaut : pas de cadavre. La dernière, qui découle du secret de famille révélé, n'échappe pas à cette règle. Je partage tout à fait l'opinion de Maître Langlois lorsqu'il dit que Seznec doit être réhabilité au bénéfice du doute car il n'aurait pas dû être condamné. Mais en revanche, je me demande s'il y avait intérêt à faire état de ce secret de famille, détenu depuis si longtemps, qui n'apporte pas grand-chose à l'affaire, sinon qu'au lieu d'un coupable nous en avons deux et pas davantage de preuve puisque, si les choses se sont passées comme décrit, le corps de Quéméneur, plutôt que d'être enterré, a probablement fini dans la chaudière (cf le livre de Bernez Rouz).

Cette nouvelle hypothèse ne va pas manquer de susciter questions et commentaires. Par exemple : pourquoi Marie-Jeanne, voyant accuser son mari d'un meurtre qu'il n'a pas commis et pour lequel il risquait la peine de mort, n'aurait-elle pas déclaré la vérité? Pour un meurtre "passionnel" en état de légitime défense, elle aurait bénéficié de circonstances atténuantes et sauvé la vie de son époux ? Par ailleurs, dans cette version, le couple n'a pas le beau rôle, même si dans l'histoire il a peut-être perdu toutes ses économies, tenter de se dédommager en faisant des faux, n'est pas très moral ! c'est du Victor Hugo, c'est la famille "Ténardier". (pour ma part, je persiste à penser que Seznec n'est pas l'auteur des fausses promesses de vente).

J'ai lu les récents messages de Yargumo, je partage entièrement son point de vue et le dis d'autant plus volontiers, que par le passé, je n'ai pas toujours adhéré à sa vision des choses.

N.B. Mon précédent message était quelque peu provocateur, j'assume, sans avoir eu cependant l'intention de blesser quiconque. Madame Langellier fait quelques fois référence à son âge. Je dirai qu'au mien, c'est un privilège, on peut (presque) tout se permettre et je n'ai pas l'intention de m'en priver. Si Maître Langlois a écrit "Pour en finir avec l'affaire Seznec" je pense que Madame Langellier s'érige parfois en "Régine Pernoud" de cette affaire. (sans rancune ?)


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MessagePosté : 13 févr. 2015 21:12 
@JeanPierre
Là où je vous donne totalement raison : je ne suis pas une cireuse de pompes. Je ne l'ai jamais été. Je ne le serai jamais.
Il y en a suffisamment sur ce forum qui viennent vous les cirer.
Maintenant si ça vous amuse de m'injurier, peu me chaut !
Jamais Rouz n'a pris comme hypothèse certaine celle d'Yves Le Saout (la chaudière) à laquelle vous faites allusion.
C'est d'ailleurs Bruno Gestermann himself qui me l'avait envoyé ce dossier.
Parce que sans Bruno Gestermann, à l'époque procureur de Quimper, qui leur a ouvert les différents dossiers, je le rappelle ici pas de livres de Michel Keriel ni de livre de Bernez Rouz.
P.S. Tant que vous ne me traitez pas de "Ménie Grégoire", vous savez celle dont Jacques Martin disait qu'elle était "le Jules Verne de la quéquette"... Tutto va bene...


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MessagePosté : 13 févr. 2015 21:19 
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Madame et Monsieur,

Restons zen.

Je veux bien vous réconcilier autour d'une gueuze belge (pléonasme).

:lol:


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MessagePosté : 13 févr. 2015 23:25 
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Bonsoir louisfrançois,

N’ayez aucune crainte, je suis zen ! et je ne pense pas qu’une réconciliation soit nécessaire.

Quant à la bière belge, pas de problème, je ne bois que celle-là (je vous l’avais dit il y a quelques années, hors forum, les dernières années de mon activité professionnelle, je me rendais chaque mois à Bruxelles, je logeais à l’hôtel Astoria et traversais la ville à pied pour me rendre bd Clovis. C’est un de mes meilleurs souvenirs).

Je suis cependant surpris d’apprendre (si j’ai bien compris) que certains intervenants me « cireraient les pompes ». Je ne vois pas pourquoi ils le feraient. S’ils approuvent mes suggestions, pourquoi ne le diraient-ils pas ?

Par ailleurs, je ne pense pas avoir jamais injurié Madame Langellier, envie de la taquiner ? oui sans doute et si je la compare à Régine Pernoud, il y a peut-être un peu d’ironie mais elle peut aussi le prendre comme un compliment car elle est aussi passionnée et compétente que l’historienne l’était !


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MessagePosté : 14 févr. 2015 9:56 
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Localisation : finistère
Jean Pierre
Citation :
Cette nouvelle hypothèse ne va pas manquer de susciter questions et commentaires.

En principe, oui! mais tout le monde à l'air fatigué. Pour beaucoup, je crois, ce n'est qu'un rebondissement de plus dans cette vieille affaire qui n'intéresse plus personne ou presque.
Ce scoop a été repris assez largement par les médias, en cela il a atteint son but. Attention toutefois que le soufflet ne retombe pas aussi vite. Nous verrons si dans les prochains jours d'autres articles ou dossiers suivront, particulièrement dans la presse régionale, ici.
Denis Langlois doit passé sur RTL lundi, si tout va bien, mais soyons vigilants, j'imagine que cela s'agite malgré le calme apparent.
Denis Le Her n'a pas voulu commenter, il a juste dit qu'il n'y avait pas de secret de famille et que de son côté il s'apprêtait à déposer une demande de révision.
Nous savons les magistrats irrités par l'activisme du petit-fils, la procureur de Rennes ne pourrait-elle pas accéder à la demande de Denis Langlois ne serait-ce que pour devancer une autre démarche?
Elle permettrait d'auditionner les autres membres de la famille.

Pour en revenir à la nouvelle thèse:
1°, sur le retour de Quéméneur en Bretagne:
- J'y vois deux ou trois 'inconvénients' mais aussi des éventualités qui pourraient expliquer, entre autres, le délai entre ce fameux dimanche et le 13 juin, une vingtaine de jours, le début de la confection des faux.
En fait ce délai est révélateur.
- Je suis de l'avis de Jean Pierre, si cette hypothèse s'avèrerait la bonne, il est tout à fait possible que Pierrot ait fini dans la chaudière. Le garçon de 11 ans ne peut envisager cette issue et il est évident qu'elle constituerait auprès des tribunaux un facteur aggravant dans la cas d'une dénonciation, même si le geste involontaire est plaidé et encore faudrait-il le démontrer. Cela irait chercher dans les combiens? 10 ou 15 ans pour l'un et 5 ans pour l'autre?

Pour les faux, je suis de l'avis de Denis Langlois; il a été établi que les signatures de Seznec était authentiques sur des actes tapés sur une machine achetée le 13 juin; la participation de Seznec à la confection de ces promesses de vente est automatique.


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MessagePosté : 14 févr. 2015 12:13 
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Enregistré le : 21 janv. 2015 11:35
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Bonjour,

Relire la presse à partir de fin juin 1923 est très instructif.

La disparition de Quémeneur date d'un mois et la version qui va être donnée à la famille du disparu, et à la police si besoin, a eue le temps d'être peaufinée, mais dans tout mensonge il y a une part de vérité...

Seznec, pour quelqu'un de taciturne et de peu causant, y fait de nombreuses déclarations, tout comme Marie-Jeanne.

Ainsi, quand elle dit "JE possède personnellement à Plomodiern, MA blanchisserie de Brest a été vendue, des clients ME doivent", etc., on peut supposer que c'est elle qui avait le fric et tenait la bourse.

À partir de là, il n'est pas incongru d'imaginer qu'elle ait pu signer une vraie promesse de vente avec Quémeneur avant le 22 mai non ? Pour ne pas impliquer Marie-Jeanne, Guillaume aurait eu l'idée d'en confectionner de fausses dans lesquelles seuls lui et Quémeneur étaient mentionnés.

La première pensée de Seznec en découvrant le corps de son "ami" (selon le témoignage de Petit-Guillaume) a été pour le fric qu'ils avaient donné à Quémeneur et qu'ils ne reverraient jamais.

Ce comportement expliquerait les faux, les voyages à Paris et au Havre pour tenter de récupérer leurs fonds.

Enfin, le cadavre n'a peut-être pas été incinéré dans la chaudière mais emmené très loin, là où la police n'aurait pas l'idée de le chercher.

Bref, encore beaucoup de choses à élucider... finalement, ce témoignage apporte peut-être plus de questions que de réponses.


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MessagePosté : 14 févr. 2015 12:47 
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Enregistré le : 17 juil. 2007 20:19
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Oui, c'est le sentiment que j'ai. J'ai l'impression que Seznec était 'le nigaud', la tête pensante était Marie-Jeanne.
Je pense qu'une incinération pourrait être un facteur qui les empêchait de faire machine arrière. Il y a quelques témoignages en ce sens.
Il est vrai qu'une inhumation ou dissimulation devenait difficilement avouable après un mois entier à s'afférer aux faux.
D'après l'accusation Seznec se met en branle le 13 juin, depuis le 27 juin il s'est écoulé 17 jours, je pense que c'est le voyage de Rennes qui donne le 'top'.
Marie-Jeanne dit aussi: "Quéméneur me cassait les oreilles avec les dollars". De mémoire je ne sais plus si elle parle des siens ou des leurs.


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MessagePosté : 14 févr. 2015 12:53 
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Enregistré le : 17 juil. 2007 20:19
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Aussi, une autre remarque, tant que j'y pense:
Marie Jeanne s'est emballée pour la piste Gherdi en 1926, Paris donc, puis pour celle de Lormaye-Tarte Gaudran en 1928, mais elle a toujours considéré Plourivo comme une piste de diversion. Il est possible qu'elle ne voulait pas entendre parler d'un retour en Bretagne de Quéméneur.


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