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MessagePosté : 26 déc. 2006 23:30 
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jpasc95 a écrit :
marc d :
"Seznec a prétendu avoir versé une somme qu'il était parfaitement incapable de verser."

qu'est ce que vous en savez et surtout que faites vous des témoignages de Jean Boulic et François Pansel, les deux employés de l'Hotel des Voyageurs de Brest qui connaissaient G Seznec et P Quéméneur et qui ont assisté le 22 mai à cette scène où il y avait des dollars or sur la table ?

Faux témoins. Selon Seznec, le versement s'est fait hors la vue de tout témoin, "dans la voiture de Quéméneur, sur la route du retour, entre Lesneven et Landerneau". Ces témoins se sont fait connaître en 1936. Il se trouve que Seznec a tenté d'acheter des témoins, et qu'apparemment on s'en chargeait pour lui quand il était au bagne, mais mal, puisqu'on leur faisait dire des choses qui ne correspondaient pas aux déclarations de Seznec.


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MessagePosté : 26 déc. 2006 23:38 
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jpasc95 a écrit :
Et ce témoignage de Me Vérant, un ami de G Seznec, qui sera auditionné le 7 nov 1923 et qui raconte qu'il a rencontré G Seznec ce 22 mai à Brest et que celui ci lui a fait part de sa volonté de consacrer ses dollars or à l'achat d'une propriété ?

Extrait de l'arrêt : "s'il ne cachait pas à ses relations qu'il possédait de l'or, la seule personne, hormis son épouse et sa domestique, à en avoir vu est son notaire, qui n'a fait état que d'une trentaine de pièces."

30 pièces de 20 dollars, par exemple, ça valait à peu près 9 600 francs. En pièces de 10 dollars, il n'avait pas assez pour rembourser sa bonne.

De toute façon, la propriété de Quéméneur était hors de sa portée. D'après ce que j'ai lu, 100 000 francs pour cette demeure, c'était un "vil prix". Or 100 000 francs, Seznec ne les avait manifestement pas quand il a emprunté à sa bonne 5 030 francs trois semaines plus tôt.


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MessagePosté : 26 déc. 2006 23:53 
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jpasc95 a écrit :
marc d :
"Par exemple, il pouvait penser qu'on finirait par déclarer Quéméneur mort, au bout d'un certain nombre d'années, peut-être, et que ses héritiers pourraient lui céder la propriété en question pour 35 000 francs"

bah vous plaisantez ?

G Seznec aurait pu penser que la famille de P Quéméneur lui aurait vendu une propriété alors qu'elle s'est acharnée à l'accuser d'avoir tué l'un des leurs ?!

Là, vous le prenez vraiment pour un demeuré et pas q'un peu !

Les sentiments de la famille de son ami à son encontre :

1) ne devaient pas être de cet ordre avant qu'il soit inculpé du meurtre de leur parent (essayez de vous mettre à leur place cinq minutes) ;
2) ne changeaient rien au fait que légalement, si le document avait été authentique, il aurait bien fallu que les héritiers honorent la promesse du conseiller général ;
3) de toute façon, Seznec aurait plutôt demandé le remboursement, n'ayant certainement pas envie de s'embêter à emprunter 35 000 francs puis à revendre la propriété pour en tirer un ÉNORME bénéfice, même si c'était la voie la plus payante.

jpasc95 a écrit :
D'autre part, la preuve savait pertinemment qu'une promesse de vente ne faisait pas de lui un propriétaire et qu'il fallait impérativement passer devant un notaire.
Ses parents étaient propriétaires d'une ferme de 40 ha à Kernéol. En 1904, sa mère fait une donation et donc passage oblihgé devant le notaire. Il devient alors propriétaire d'une fermette.
Plus tard, il se marie et achète un commerce à Plomodiern, donc à nouveau passage devant le notaire.
En 1918, il achète à Morlaix une maison de 7 pièces, une scierie et un hangar. Donc, à nouveau passage obligé chez le notaire.

Après cette démonstration, vous allez continuer à soutenir que G Seznec ignorait qu'un acte notarié était OBLIGATOIRE pour devenir propriétaire ?

Il l'ignorait parce que ça n'était pas la loi. De plus, vous confondez une vente et une promesse de vente. Il n'avait peut-être pas envie de devenir propriétaire de cette maison. Récupérer la somme de garantie devait lui suffire.

En fait, je ne crois pas qu'il soit courant de verser les deux tiers de la somme pour une promesse de vente. Le but est de réserver l'immeuble. 10, 20 ou 30% de la somme finale me paraît plus normal. Si la somme prétendument déposée était si importante, c'était certainement dans le but de la récupérer.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 0:12 
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Marc D. a écrit :
jpasc95 a écrit :
marc d :
"Je n'ai pas réussi à lire les documents, et je tiens cette information d'un site qui prétend défendre Seznec (en racontant à peu près n'importe quoi, et en concluant à tort et à travers). S'ils ont tort là-dessus, ils n'ont pas raison sur grand-chose, alors, parce que le reste ne vaut guère mieux. "

Le site devait faire allusion aux lettres que G Seznec a envoyées à son épouse quand il était incarcéré.
Dans ces lettres, il y a effectivement des fautes d'ortographe mais justement pas dans la promesse de vente, c'est étonnant non ?

Cela aussi est une preuve que ce n'est pas lui qui les a rédigés ni dactylographiés.

Non, le site en question parlait de "nombreuses fautes d'orthographe" dans la promesse de vente.


et bien il se trompe complètement. Vous feriez bien de vous renseigner sur l'affaire ... D'ailleurs, j'aimerais beaucoup avoir les coordonnées du site en question pour vérifier.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 0:24 
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Marc D. a écrit :
jpasc95 a écrit :
marc d :
"Seznec a prétendu avoir versé une somme qu'il était parfaitement incapable de verser."

qu'est ce que vous en savez et surtout que faites vous des témoignages de Jean Boulic et François Pansel, les deux employés de l'Hotel des Voyageurs de Brest qui connaissaient G Seznec et P Quéméneur et qui ont assisté le 22 mai à cette scène où il y avait des dollars or sur la table ?

Faux témoins. Selon Seznec, le versement s'est fait hors la vue de tout témoin, "dans la voiture de Quéméneur, sur la route du retour, entre Lesneven et Landerneau". Ces témoins se sont fait connaître en 1936. Il se trouve que Seznec a tenté d'acheter des témoins, et qu'apparemment on s'en chargeait pour lui quand il était au bagne, mais mal, puisqu'on leur faisait dire des choses qui ne correspondait pas aux déclarations de Seznec.


Relisez donc le passage de l'arrêt

le voici :
"Il révéla, en outre, qu'à l'occasion d'un déplacement à Brest, où il s'était rendu, le 22 mai 1923, avec l'intention de changer 4040 dollars or, répartis en 99 pièces de 20 et 206 de 10, Quéméneur, qui l'avait accompagné en l'emmenant dans sa voiture, lui avait consenti, contre remise immédiate des dollars, une promesse de vente portant sur une propriété située à Plourivo, au prix restant à verser de 35 000 francs. Cette promesse fut établie sur papier timbré en deux exemplaires que les parties signèrent au café des Voyageurs."

où avez vous lu que les dollars or avaient été donnés dans la voiture ?

Et je vous rappelle que Jean Boulic a signé un courrier en 1947 attestant qu'il avait vu des dollars or sur la table à laquelle étaient assis G Seznec et P Quéméneur qu'ils connaissaient.

Vous osez dire faux témoins. Ils n'ont même pas été entendus par la police.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 0:26 
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jpasc95 a écrit :
et bien il se trompe complètement ... Vous feriez bien de vous renseigner sur l'affaire . D'ailleurs, j'aimerais beaucoup avoir les coordonnées du site en question pour vérifier.

C'est le seul renseignement que je leur ai emprunté et il s'avère faux. Pas de chance. Je me doutais bien que je devais me méfier de leurs analyses, mais apparemment, je dois aussi me méfier de ce qu'ils présentent comme des faits.

http://monsite.wanadoo.fr/affaire_Seznec_bis/page2.html

"Il est à noter également, que ces deux documents n'ont pas été tapés par un dactylographe professionnel vu les nombreuses fautes d'orthographe et de ponctuation."

"Expertise" de femme de ménage, comme dirait l'autre.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 0:31 
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Marc D. a écrit :
Gihel a écrit :
Le problème, c'est que l'on voit bien qu'entre la promesse que remet Seznec et celle que l'on nous montre, il y a substitution, qu'on nous présente un faux assez grossier, et que manque la véritable que Seznec avait remise. Et les Athéniens s'atteignent.

Mais enfin, qu'est-ce que ça change à l'affaire ?

Je vous l'ai déjà dit : je suis prêt à oublier la valise, l'achat de la machine, etc. Je veux bien que les documents expertisés soient des faux fabriqués par la police.

Essayer de faire croire que Seznec était innocent consiste essentiellement à noyer le poisson afin de faire oublier l'essentiel : Seznec a prétendu avoir versé une somme qu'il était parfaitement incapable de verser. Si le document en question est un faux, il correspond exactement aux déclarations de Seznec. Or, Seznec n'avait aucune idée de ce que pouvait représenter le volume et le poids de la somme versée.



On n'essaie rien du tout, on constate que l'administration judiciaire fait tout pour ne jamais se remettre en cause, un peu comme Louis XVI et la cour en 1788...

Je ne vois pas en quoi cette part est essentielle et pourrait faire tenir l'accusation. L'accusation dit qu'il voulait acquérir le manoir avec un faux après s'être débarassé du conseiller général, que le voyage à Paris était un guet apens et qu'ils n'allaient voir personne, que le traffic de Cadillac n'existait pas parce qu'on ne trouve rien dans les archives ministérielles !!! (sic).

En 1923, il fallait un acte de vente, une promesse ne suffisait pas. Et l'acte, il faut la signature du vendeur ou une procuration. Même en 1923. Donc quand la cour de cassation n'évoque pas ce problème, elle se moque de nous.

L'accusation aurait été crédible si dans la valise on avait trouvé une procuration pour Seznec ou un comparse. Sinon, elle ne tient pas.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 0:37 
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Marc D. a écrit :
jpasc95 a écrit :
et bien il se trompe complètement et vous feriez bien de vous renseigner sur l'affaire au lieu de répéter des bêtises. D'ailleurs, j'aimerais beaucoup avoir les coordonnées du site en question pour vérifier.

C'est le seul renseignement que je leur ai emprunté et il s'avère faux. Pas de chance. Je me doutais bien que je devais me méfier de leurs analyses, mais apparemment, je dois aussi me méfier de ce qu'ils présentent comme des faits.

http://monsite.wanadoo.fr/affaire_Seznec_bis/page2.html

"Il est à noter également, que ces deux documents n'ont pas été tapés par un dactylographe professionnel vu les nombreuses fautes d'orthographe et de ponctuation."

"Expertise" de femme de ménage, comme dirait l'autre.


et bien ceux qui écrivent cela se trompent complètement. Il n'y a aucune faute d'orthographe dans cette promesse de vente. Je suis aboslument catégorique.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 0:50 
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marc d,
"Il l'ignorait parce que ça n'était pas la loi. De plus, vous confondez une vente et une promesse de vente. Il n'avait peut-être pas envie de devenir propriétaire de cette maison. Récupérer la somme de garantie devait lui suffire."

Non je dis que qu'un acte authentique rédigé par un notaire en présence des deux parties était obligatoire pour se prévaloir de la qualité de propriétaire. C'était déjà comme cela en 1923.

Il n'avait peut-être pas envie de devenir propriétaire ? Ah bon ?
Il voulait juste récupérer une somme qu'il n'avait en réalité jamais versée, c'est ça que vous voulez dire ?
Mais pour cela, il aurait fallu qu'il montre le reçu de la somme versée. Or, il n'en avait pas.
S'il avait été réellement un faussaire doublé d'un meurtrier, il aurait pensé à fabriquer un faux reçu. Or, il ne l'a pas fait, ce qui prouve que G Seznec était parfaitement honnête concernant l'achat de la propriété de Plourivo.
En tout état de cause, l'argent qu'il avait versé en dessous de table à P Quéméneur était perdu. Il n'aurait jamais pu le récupérer.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 0:52 
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jpasc95 a écrit :
Relisez donc le passage de l'arrêt

le voici :
"Il révéla, en outre, qu'à l'occasion d'un déplacement à Brest, où il s'était rendu, le 22 mai 1923, avec l'intention de changer 4040 dollars or, répartis en 99 pièces de 20 et 206 de 10, Quéméneur, qui l'avait accompagné en l'emmenant dans sa voiture, lui avait consenti, contre remise immédiate des dollars, une promesse de vente portant sur une propriété située à Plourivo, au prix restant à verser de 35 000 francs. Cette promesse fut établie sur papier timbré en deux exemplaires que les parties signèrent au café des Voyageurs."

Relisez-le vous aussi, et vous verrez qu'il est question de signer, et non de verser.

jpasc95 a écrit :
où avez vous lu que les dollars or avaient été donnés dans la voiture ?

Dans l'arrêt. Quand vous me posez des questions comme ça, je me dis que vous ne l'avez pas lu attentivement.

En fait, pour être honnête, il y a contradiction dans le texte de l'arrêt, puisqu'il est dit dans un premier temps que Seznec avait déclaré "que la signature des actes, comme la remise des dollars, étaient intervenues à Brest, au café des Voyageurs, hors la vue de tout témoin", puis il est dit "Seznec a toujours dit que l'opération avait eu lieu, dans la voiture de Quéméneur, sur la route du retour, entre Lesneven et Landerneau." J'ai donc fait un mélange des deux dans ma réponse.

Ce qui semble assuré, c'est que Seznec a prétendu qu'il n'y avait aucun témoin de l'échange (bien sûr, puisqu'il n'a jamais eu lieu). Tout comme il dit qu'il n'a pas été témoin de la rédaction des documents ("Seznec a déclaré que Quéméneur, une fois réalisé l'accord des parties, s'était absenté pour faire dactylographier ces actes, dans des conditions que lui-même avait ignorées, et était revenu avant d'apposer, sous ses yeux, la mention manuscrite "fait double à Landerneau le vingt-deux mai mil neuf cent vingt-trois", ainsi que sa signature"), tout ça pour ne pas avoir à s'exprimer sur la machine à écrire et sur la personne qui l'actionnait, au cas où on lui dirait démontré que Quéméneur ne pouvait avoir tapé le document lui-même.

De toute façon, toute cette histoire est étrange : il part vendre son or à Brest avec Quéméneur, puis tous deux se mettent d'accord sur la vente de la maison ; Quéméneur disparaît pour faire taper le document (sur du papier qu'on ne trouve que chez un buraliste de Morlaix, où vit Seznec), revient, signe le document, et écrit à la main "fait double à Landerneau" alors qu'on est à Brest ; ensuite, sur le chemin du retour, ou dans le café hors la vue de tout témoin, selon la version, Seznec sort ses 7 kilos d'or (je rappelle l'estimation de Seznec, qui en bon paysan devrait pouvoir évaluer une masse à 100 ou 200 grammes près : 500 grammes, soit 1/14 du poids total, erreur impardonnable).

Tout cela me semble assez confus.

jpasc95 a écrit :
Et je vous rappelle que Jean Boulic a signé un courrier en 1947 attestant qu'il avait vu des dollars or sur la table à laquelle étaient assis G Seznec et P Quéméneur qu'ils connaissaient.

Vous osez dire faux témoins. Ils n'ont même pas été entendus par la police.

Faux témoin s'il contredit Seznec en tentant de le défendre. A moins que Seznec ait fait exprès de s'enfoncer, en prétendant avoir échangé l'argent sans témoins alors qu'il y en avait et qu'il n'y avait qu'à essayer de les retrouver (les pilliers de comptoirs, ça peut rendre service).


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MessagePosté : 27 déc. 2006 1:05 
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marc d,
"Relisez-le vous aussi, et vous verrez qu'il est question de signer, et non de verser. "

il est précisé, que "P Quéméneur avait consenti, contre remise immédiate des dollars, une promesse de vente portant sur une propriété située à Plourivo

REMISE IMMEDIATE DES DOLLARS, au moment de la signature de la promesse !

c'est écrit, vous l'avez lu ou pas ?


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MessagePosté : 27 déc. 2006 1:22 
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Gihel a écrit :
Je ne vois pas en quoi cette part est essentielle et pourrait faire tenir l'accusation.

C'est une part essentielle à mes yeux qui m'amène à penser que Seznec était coupable, et c'est surtout une part que la défense est totalement incapable d'expliquer.

Gihel a écrit :
L'accusation dit qu'il voulait acquérir le manoir avec un faux après s'être débarassé du conseiller général, que le voyage à Paris était un guet apens et qu'ils n'allaient voir personne, que le traffic de Cadillac n'existait pas parce qu'on ne trouve rien dans les archives ministérielles !!! (sic). (comme si on allait trouver des traces de traffic dans les Ministères... On se marre, et paraît-il la cour de cass n'écrit pas de stupidités... Hahaha... La prochaine fois, il faudra apprendre à ces braves gens à chercher héhé...) C'est cela l'accusation.

Non, ça, c'est la carricature de l'accusation. La préméditation et le guet-apen faisaient partie de l'acte d'accusation mais n'ont pas été retenus par les juges. Quant à la promesse de vente, l'accusation ne prétendait pas savoir ce que Seznec comptait en faire ; il était accusé de faux en écriture et a été reconnu coupable, c'est tout. Pour ce qui est du trafic, il n'y en avait pas trace, car il n'y avait aucune enquête à ce sujet ; par contre, il y avait commerce au grand jour à Paris de pièces détachées et de voitures en provenance des stocks de l'armée américaine.

Gihel a écrit :
En 1923, il fallait un acte de vente, une promesse ne suffisait pas.

Pour qui, pour quoi ? Vous ne parlez pas du sujet. Personne ne vous parle de la vente d'une maison, mais seulement d'une promesse de vente. Pour faire un promesse de vente, il suffisait de... faire une promesse de vente, sous seing privé. La participation d'un notaire n'était pas du tout nécessaire. Il s'agissait en fait d'une réservation, mais surtout, c'était le reçu d'une certaine somme. C'est en tant que reçu pour la somme de 65 000 francs dans le cadre d'une vente non réalisée que Seznec comptait s'en servir. C'était quand même plus crédible à ses yeux que de faire une fausse reconnaissance de dettes, parce que si l'un des deux était fauché, c'était quand même plutôt Seznec.

Réfléchissons : puisque vous prétendez que Seznec n'aurait pu faire ce faux puisqu'il était ridicule et inutile, c'est que nous sommes dans l'hypothèse où Seznec est l'auteur du faux. S'il est l'auteur du faux, donc, va-t-il faire un faux acte de vente ? Bien sûr que non, puisque la présence du notaire est nécessaire. La fausse promesse de vente est une très bonne idée. C'est le seul moyen pour Seznec de récupérer une somme qu'il n'a pas versée. Si vous en trouvez un autre, dites-le-moi. Une reconnaissance de dettes ? Qu'est-ce que Seznec aurait pu vendre à ce prix-là à Quéméneur ? Et de toute façon, il faudrait que ce soit un bien non récupérable. Ses services ? Il n'était pas qualifié pour vendre ses services à ce prix-là.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 1:31 
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jpasc95 a écrit :
marc d,
"Il l'ignorait parce que ça n'était pas la loi. De plus, vous confondez une vente et une promesse de vente. Il n'avait peut-être pas envie de devenir propriétaire de cette maison. Récupérer la somme de garantie devait lui suffire."

Non je dis que qu'un acte authentique rédigé par un notaire en présence des deux parties était obligatoire pour se prévaloir de la qualité de propriétaire. C'était déjà comme cela en 1923.

Ma réponse était maladroite : je voulais dire que ça ne le concernait pas, étant donné qu'il s'agissait d'une promesse de vente et non d'un acte de vente.

jpasc95 a écrit :
Il n'avait peut-être pas envie de devenir propriétaire ? Ah bon ?
Il voulait juste récupérer une somme qu'il n'avait en réalité jamais versée, c'est ça que vous voulez dire ?

Oui, et c'est quand même nettement plus logique que de se dire qu'il allait emprunter 35 000 francs et acquérir la propriété en question. C'était pourtant son droit (si le document avait été authentique). Mais bon, pour vous, les fausses promesses de vente n'ont rien à voir avec la vraie promesse de vente dont parle Seznec, alors je comprends que vous ne compreniez rien à ce que je raconte.

jpasc95 a écrit :
Mais pour cela, il aurait fallu qu'il montre le reçu de la somme versée. Or, il n'en avait pas.

Le reçu était la promesse de vente elle-même, voyons. C'est la seule raison pour laquelle il a fait cette fausse promesse de vente : faire un faux reçu. Il fallait bien justifier la remise d'une telle somme.

jpasc95 a écrit :
S'il avait été réellement un faussaire doublé d'un meurtrier, il aurait pensé à fabriquer un faux reçu. Or, il ne l'a pas fait, ce qui prouve que G Seznec était parfaitement honnête concernant l'achat de la propriété de Plourivo.

A part qu'il a été condamné pour meurtre et faux en écriture.

jpasc95 a écrit :
En tout état de cause, l'argent qu'il avait versé en dessous de table à P Quéméneur était perdu. Il n'aurait jamais pu le récupérer.

Il ne s'agissait en aucun cas d'un dessous de table (s'il s'agissait d'une vraie transaction). Les versements d'accomptes dans le cadre d'une promesse de vente étaient on ne peut plus légaux, et la somme n'était pas perdue. Heureusement !


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MessagePosté : 27 déc. 2006 1:37 
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jpasc95 a écrit :
marc d,
"Relisez-le vous aussi, et vous verrez qu'il est question de signer, et non de verser. "

il est précisé, que "P Quéméneur avait consenti, contre remise immédiate des dollars, une promesse de vente portant sur une propriété située à Plourivo

REMISE IMMEDIATE DES DOLLARS, au moment de la signature de la promesse !

c'est écrit, vous l'avez lu ou pas ?

Et alors ? Il signe et remet immédiatement l'argent. Sans témoin. Pas facile, dans un bar, je vous l'admets, surtout que les fameux dollars, ils auraient dû recouvrir entièrement la table. Vous imaginez des gars comptant 305 pièces d'or dans un café hors la vue de tout témoin ? Tout aussi dur à imaginer qu'en présence de témoins, d'ailleurs.

Mais bon, Seznec nous dit que c'était sans témoin. Il n'y a que le témoin qui insiste pour avoir tout vu, contredisant Seznec.


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MessagePosté : 27 déc. 2006 2:14 
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Marc D. a écrit :
Gihel a écrit :
Je ne vois pas en quoi cette part est essentielle et pourrait faire tenir l'accusation.

C'est une part essentielle à mes yeux qui m'amène à penser que Seznec était coupable, et c'est surtout une part que la défense est totalement incapable d'expliquer.


Le problème, c'est que l'on aboutit à des absurdités.

Marc D. a écrit :
Non, ça, c'est la carricature de l'accusation. La préméditation et le guet-apens faisaient partie de l'acte d'accusation mais n'ont pas été retenus par les juges. Quant à la promesse de vente, l'accusation ne prétendait pas savoir ce que Seznec comptait en faire ; il était accusé de faux en écriture et a été reconnu coupable, c'est tout. Pour ce qui est du trafic, il n'y en avait pas trace, car il n'y avait aucune enquête à ce sujet ; par contre, il y avait commerce au grand jour à Paris de pièces détachées et de voitures en provenance des stocks de l'armée américaine.


C'est donc reconnaître que le voyage avait un motif, c'est le doute qui manquait pour réviser. La cour de cassation se prévaut quant à elle d'une enquête pour refuser la révision, d'une enquête dans les "archives ministérielles" nous est-il précisé. Aucune trace de tout cela...

C'est ennuyeux une accusation qui ne cherche pas la logique de son raisonnement, effectivement cela ne peut aboutir qu'aux erreurs judiciaires ce procédé : ah bon le mobile n'a pas de sens ? Je ne veux pas le savoir...


Marc D. a écrit :
Gihel a écrit :
En 1923, il fallait un acte de vente, une promesse ne suffisait pas.

Pour qui, pour quoi ? Vous ne parlez pas du sujet. Personne ne vous parle de la vente d'une maison, mais seulement d'une promesse de vente. Pour faire un promesse de vente, il suffisait de... faire une promesse de vente, sous seing privé. La participation d'un notaire n'était pas du tout nécessaire. Il s'agissait en fait d'une réservation, mais surtout, c'était le reçu d'une certaine somme. C'est en tant que reçu pour la somme de 65 000 francs dans le cadre d'une vente non réalisée que Seznec comptait s'en servir. C'était quand même plus crédible à ses yeux que de faire une fausse reconnaissance de dettes, parce que si l'un des deux était fauché, c'était quand même plutôt Seznec.


Attendez, donc l'histoire ce serait celle-là : Seznec ne donne rien à Quémeneur, et l'entraîne dans un voyage, le tue donc avec préméditation, l'enterre dans un bois et de retour en Bretagne, sort un faux grossier pour que la famille de Quémeneur lui donne l'argent de la promesse ?

Ca ne tient pas plus debout. Il sait bien qu'il aura affaire au beau-frère qui est notaire et qui ne va pas lui donner l'argent sur ce bout de papier. Et je ne vois pas pourquoi faire une fausse reconnaissance de dette, il suffisait d'invoquer le trafic de Cadillac.


Marc D. a écrit :
Réfléchissons : puisque vous prétendez que Seznec n'aurait pu faire ce faux puisqu'il était ridicule et inutile, c'est que nous sommes dans l'hypothèse où Seznec est l'auteur du faux. S'il est l'auteur du faux, donc, va-t-il faire un faux acte de vente ? Bien sûr que non, puisque la présence du notaire est nécessaire. La fausse promesse de vente est une très bonne idée. C'est le seul moyen pour Seznec de récupérer une somme qu'il n'a pas versée. Si vous en trouvez un autre, dites-le-moi. Une reconnaissance de dettes ? Qu'est-ce que Seznec aurait pu vendre (vous voulez dire acheter je suppose...) à ce prix-là à Quéméneur ? Et de toute façon, il faudrait que ce soit un bien non récupérable. Ses services ? Il n'était pas qualifié pour vendre ses services à ce prix-là.


Déjà, je prétends que c'est la police qui a fait les faux, le notaire y a peut-être incité ou aidé, on ne sait plus, la valise qu'on dépose au Havre, c'est assez vite signé...
Mais même si on admet que Seznec a fait un faux, tout cela est très risqué pour un résultat plus qu'aléatoire.

La solution inverse qui consiste à penser que les choses se sont très mal passées avec le beau-frère-notaire au sujet de cette vente qui a pu conduire à assassiner le pauvre Quémeneur et puis ensuite s'arranger pour qu'on accuse Seznec en se servant de la promesse de vente, me semble beaucoup plus probable.


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