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MessagePosté : 22 janv. 2015 17:09 
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Selon les sources trouvées sur internet, l'incendie de la blanchisserie aurait eu lieu entre 1919 et 1922, sans plus de précisions.

En tout cas je n'en ai pas trouvé.

J'ai donc cherché dans les archives de la dépêche de Brest et c'était le 3 juillet 1921.

L'édition du même jour le signale, et les précisions arrivent le lendemain.

L'article paru le 4 juillet en page 2 précise "La buanderie de Tremillau détruite, 300.000 francs de dégâts".

Non pas que ça fasse avancer l'affaire mais ça a le mérite de mettre des dates sur des évènements précis :)


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MessagePosté : 23 janv. 2015 9:20 
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Toujours dans la dépêche de Brest, du 23.9.1919 cette fois :

"Suivant contrat reçu par Me Jamault, gérant l'étude de Me Lamarque, notaire à Brest, le 13 septembre 1919, M. Guillaume SEZNEC, blanchisseur, demeurant à Morlaix, route de Brest, a vendu à M. Charles MARC, sans profession, demeurant à Saint-Pierre Quilbignion, au lieu de Tremilliau, le fonds de commerce d'entreprise de blanchisserie exploité à Saint-Pierre Quilbignion, au lieu de Tremilliau, comprenant notamment : la clientèle et l'achalandage, le matériel servant à son exploitation et les marchandises en dépendant, moyennant le prix et les conditions insérés audit contrat.
L'entrée en jouissance est fixée au 1er octobre 1919.
Les oppositions s'il y a lieu seront reçues dans les dix jours qui suivront la présente insertion, à Brest, en l'étude de Me Lamarque."

Dans l'édition du 31.3.1921 il y a le même genre d'insertion avec cette fois Charles MARC qui vend à Louis GENOUD et Louis BALSON, oppositions reçues jusqu'au 10 avril 1921 inclus.


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MessagePosté : 23 janv. 2015 11:52 
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Les deux personnages cités sont les derniers propriétaires de la blanchisserie de Trémillau. Jeanne Seznec, en 1926, en parle dans la presse (sans préciser les noms) - les deux bricolent dans le trafic des stocks américains (probable que le bâtiment abritant la blanchisserie leur servait accessoirement de dépôt à leur business) - comme quoi, les professions de capitaine au long cours et de mécanicien-dentiste mènent à tout - après l'incendie de leur buanderie, ils désertent Brest et reviennent à leurs premiers amours : la mer pour l'un (sociétaire de compagnies maritimes, président d'une mutuelle de torpillés, écrivain-éditorialiste...), les soins dentaires pour l'autre (Dijon - un accident de voiture lui est fatal en 1929)


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MessagePosté : 23 janv. 2015 13:00 
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Intéressant. Je crois qu'on aurait plus vite fait de dresser une liste de ceux qui n'ont pas trafiqué avec les stocks américains... Plus sérieusement, on sait qui a touché les indemnités d'assurance ? Si quelqu'un les a touché bien sûr.


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MessagePosté : 03 févr. 2015 11:06 
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Et l'on apprend dans la presse que :

"le dénommé Louis Charles X, opérateur dentaire natif de Melun, ami intime de M. Marc, beau-frère de Seznec, avait fait par son intermédiaire la connaissance de ce dernier.

En mai 1921, il acheta la fameuse blanchisserie de Seznec qui devait mystérieusement flamber peu de jours après.

D'autre part, il est avéré qu'il s'occupa également de commerce d'automobile et surtout d'achats divers aux stocks américains.

Étant opérateur dentaire chez un dentiste de la ville, qu'il avait trompé en prétendant être diplômé alors qu'il n'en était rien, et qui soignait M. Quémeneur, c'est lui qui eut à donner les soins à l'ancien conseiller général.

D'autre part, un commerçant de la ville assure avoir reçu la visite, à différentes reprises, de ce Louis Charles, accompagné de Seznec, Marc, et d'une quatrième personne portant de fortes moustaches et qu'il y a lieu de supposer être M. Quémeneur."

On dirait bien qu'il faille rajouter un 4è escroc à la liste de Mme La Langellière.

Ce qui nous fait donc :

Vacquié
Gautier
Valoris
Balson


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MessagePosté : 03 févr. 2015 11:53 
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je ne vois pas Valoris et Balson au même niveau que Vacquié et Gautier - disons deux bricolos qui... bricolent et deux escrocs professionnels
avec Valoris, c'est une suite de situations rocambolesques et Balson, passé sa période brestoise, se range des voitures - on le retrouve dentiste en Côte d'Or.


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MessagePosté : 03 févr. 2015 13:11 
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@ oiljuseb

Bravo

Vous en avez trouvé un quatrième.
Sa généalogie se trouve sur geneanet mais ne nous apprend pas grandchose, à moins d'aller vérifier les noms de toute sa parentèle dans la presse de l'époque.

Pourriez vous nous donner la référence de l'article que vous citez

_________________
Skeptikos


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MessagePosté : 03 févr. 2015 13:18 
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Merci pour ces précision.

Voyez l'article de l'Ouest-Éclair (Édition de Nantes) du 4 juin 1926.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 ... nec.langFR


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MessagePosté : 04 févr. 2015 15:40 
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seznek a écrit :
je ne vois pas Valoris et Balson au même niveau que Vacquié et Gautier - disons deux bricolos qui... bricolent et deux escrocs professionnels
avec Valoris, c'est une suite de situations rocambolesques et Balson, passé sa période brestoise, se range des voitures - on le retrouve dentiste en Côte d'Or.


Je vous rejoins sur ce point.

À noter que le Balson, dont l'annonce de rachat de la blanchisserie Marc parait le 31 mars 1921 avec réception des oppositions jusqu'au 10 avril 1921 inclus, est accusé le 20 avril 1921 d'avoir exercé, alors qu'il n'était que mécanicien dentiste, la profession de dentiste chez son patron, Coquelin Raoul chez qui il travaillait déjà en 1918, et que le syndicat des dentistes de France s'est porté partie civile...

Je ne connais pas le verdict du jugement, mais cela ne l'a semble-t-il pas empêché de continuer à pratiquer en Côte d'Or.


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MessagePosté : 04 févr. 2015 16:08 
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à la même époque, il y a eu plusieurs mécaniciens-dentistes à être poursuivis sur la région brestoise, dont un excellent footballeur (Suisse, de mémoire) qui pratiquait chez un dentiste de Guipavas - il s'agissait plus d'une rivalité entre dentistes que de compétence de leurs employés


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MessagePosté : 04 févr. 2015 16:15 
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Oui c'est ça :

Max Buhler, âgé de 27 ans, mécanicien dentiste chez Jézéquel Jean, dentiste à Guipavas.


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MessagePosté : 04 févr. 2015 16:22 
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Et l'article précise que Balson est accusé d'avoir exercé illégalement chez Coquelin.

Il n'avait peut-être pas les diplômes requis pour exercer ?

Je doute que tout ceci ait beaucoup d'importance dans l'affaire Quémeneur-Seznec, mais au moins on en a parlé :)


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